lundi 23 mai 2011

Un autre avis sur Ben Bella

Un autre avis sur Ben Bella

Certaines personnalités et médias algériens, parmi eux des avocats et des hommes politiques, supplétifs d’un cabinet noirs, ne répugnent ni devant le travestissement de l’histoire ni devant la calomnie… pour accabler l’un des plus illustres : fondateurs du FLN historique, de ses dirigeants et le premier Président de l’Algérie post coloniale.
Il est reproché à Ben Bella d’être : un imposteur de la révolution, d’origines marocaines, le fils d’un père qui a trahi : « Son peuple », « sa nation » et » son roi ».
Ben Bella n’a jamais nié ses origines : paysannes, berbères et marocaine. Il a également précisé que la le bourg de Maghnia a été fondé par Lalla el Hadja Maghnia, par une honorable Dame marocaine. Sans doute était-elle venue s’installer à Maghnia avec sa tribu.
Cheikh sidi Bel-Abbas, le patron de la ville du même nom, était aussi d’origine marocaine. Lui aussi il a dû venir avec sa tribu. Les humbles habitants de Maghnia et de ses alentours, ceux de Sidi Bel-Abbas et des villes voisines, et bien d’autres : villes, villages et hameaux de l’ouest algérien, ne seraient-ils pas, tout comme Ben Bella, d’origine marocaine ?
Le drapeau algérien a été confectionné, pour la première fois, à Paris, dans un hôtel meublé du 20èmearrondissement, par une « Roumia »une chrétienne, une française, une lorraine, par Emilie Busquant, par Madame Messali el Hadj. Kassamen, notre hymne national a été composé par Mohamed Fawzi, par un musicien égyptien.
Au motif que les habitants de l’ouest algériens sont d’origine marocaine, l’Algérie doit-elle recenser les morts et les vivants pour expulse les vivants avec les os de leurs parents et ancêtres pour seul et unique bagage. Devrions-nous renoncer, voire profaner nos symboles nationaux, au motif qu’ils sont lesœuvres d’une Roumia et d’un égyptien ?
En 1976, le despote Boumediene avait brisé des milliers de couples mixtes, algéro-marocains, légitimement mariés depuis des décennies. La loi algérienne ne reconnaît que la paternité du père. Des femmes algériennes mariées à des marocains et des marocaines mariées à des algériens ont été séparées de leur marié et de leurs enfants, sans pouvoir se rendre visites, se revoir avant longtemps vu que les frontière allegro-marocaines allaient être fermées.
Ben Bella, aime le grand air, les grands espaces, les eaux claires. Il a toujours dit ce qu’il pense et, autant que faire se peut, fait ce qu’il dit. Il a proclamé que l’Algérie ne devait ni ne pouvait vivre isolée à l’instar d’un ilot au milieu d’un océan pollué. C’est la raison pour laquelle le premier Président algérien, dès 1962, avait d’abord mis en avant : son arabité, son africanité et sont tiers-mondisme, avant son algérianité.
Sid Ahmed Ghozali, un haut dignitaire politique du système depuis ses origines, plusieurs fois ministre et ancien premier ministre, sans doute connaît-il les coulisse du pouvoir Algérien, vient de révélé qu’il existe en Algérie, un demi siècle après une « Indépendance de façade » Deux pouvoirs : Un« apparent » et un autre « caché » (El Watan 22.05.2011.) Un pouvoir qui répugne à décliner son identité et qui semble agoraphobe (craint les grands espaces), coupé de son peuple, est-il digne de diriger un pays de 35 millions d’habitants socialement en crise et politiquement au bord de la guerre civile ?
« La révolution c’est moi » (Ahmed Ben Bella). Suite à son évasion de la prison de Blida, il va être dirigé par son parti vers l’Egypte pour représenter, en compagnie de Mohamed Khider et d’Ait Ahmed, le bureau du PPA-MTLD du Maghreb Arabe. Avant son arrivée, les représentants du parti avaient mauvaise presse auprès de l’administration de Djamel Abd el Nasser. Ait Ahmed était vu comme : « Berbéro-matérialiste » et Mohamed Khider comme un réactionnaire « Réactionnaire ». Ben Bella, bien qu’handicapé par son ignorance ou son manque de maitrise de la langue littéraire arabe, Il a réussit à convaincre Djamel Abd el Nasser que pour devenir leader du monde arabe, il doit aider le peuple algérien à se libérer du joug colonial français. Nasser accepte. Sans le soutien des personnalités telles que : Djamel Abd al Nasser, le premier ministre indien, Nahru, le yougoslave Tito, le cubain Castro et d’autre leader du tiers/monde, la révolution algérienne aurait probablement échouée. Se soutien est à mettre à l’actif de Ben Bella.
Ben Bella est bel et bien un révolutionnaire algérien de premier plan. Quand il dit que : « …L’attaque de la grande poste d’Oran et la révolution…c’est moi ». Ce que ses détracteurs réfutent sans arguments, c’est vrai au fond et discutable sur la forme.
L’attaque de la poste d’Oran. Historiquement et incontestablement, en 1948, le responsable de l’OS de la région d’Oran était un certain Ahmed Ben Bella. Pourquoi cette attaque n’a-telle pas eu lieu à : Alger, Constantine, Annaba ou à Tizi-Ouzou, par exemple ? N’en déplaise à ses détracteur et à ses calomniateurs, c’est bien lui qui avait convaincu ses compagnons d’aller prendre l’argent où il se trouve pour financer leur mouvement révolutionnaire. C’est encore lui qui a minutieusement planifié l’attaque de la poste d’Oran et recruté des complices. Ait Ahmed, en tant responsable national, a dû vérifier le plan qui lui a été fourni par Ben Bella, auditionner les complices qui lui ont été présentés par le responsable régional… avant d’opérer. Conformément aux directives de Ben Bella. Comment en serait-il autrement ?
La dernière sortie de Ben Bella atteste qu’à 30 ans comme à 94 ans révolus, il est resté fidèle à sa nature originelle. Il a une sainte horreur des courtisans flagorneurs. Le 1er novembre 1954, il existait plusieurs mouvements politiques en Algérie. L’UDMA de Feraht Abbas, les centralistes, les oulémas, les communistes, avaient refusé de participer au déclenchement de la révolution. Une fois déclenchées sans eux, ils très ma l jugée et critiquée sans ménagement.
Dans les jours qui ont suivi le 1er novembre 1954, Bachir el Ibrahimi, aux noms des oulémas, avait qualifié les novembristes «D’individus à manier avec des pincettes ».
N’étant ni d’origine marocaine, ni de l’ouest algérien, ni benbeslliste, nous trouvons le lynchage dont le premier président algérien fait actuellement l’objet de certains courtisans du pouvoir, notamment par comme étant indigne. En effet, min nues, il est allé fouiller dans les poubelles de temps très révolus dans l’espoir des y trouver quelques indices pouvant accabler son adversaire et peut-être en retour attirer l’attention du cabiner noir pour lui jeter un os à ronger
Les calomnies de Me. Bentoumi :
« L’inspection qui eut lieu, pour établir le bilan avant la réunion du Comité central élargi de Zeddine, fin décembre 1948, a révélé que les résultats obtenus par Boudiaf étaient nettement supérieurs à ceux, plutôt décevants, de Ben Bella »
« Le père de Ben Bella a donc été récompensé parce qu’il a trahi son peuple marocain, sa patrie et son roi ».
« Par ailleurs, j’ai une question à poser à Monsieur Ben Bella même si j’ai, en partie, la réponse. Que sont devenus les bijoux collectés dans le cadre du Fonds de solidarité (Soundoq ettadhamoun), au début de l’indépendance et qui s’estimaient à des quintaux, si ce n’est à des tonnes d’or et d’argent dont les femmes algérienne se sont dépouillées pour se parer de la liberté retrouver et aider l’économie algérienne à prendre son essor ? Une partie de ce fonds a été retrouvée à la Villa Jolie, où des sacs de bijoux étaient entassés dans des pièces jusqu’au plafond. Et c’est Ben Bella qui les y avait déposés. L’inventaire de ce qui a été retrouvé a été établi officiellement après le coup d’Etat du 19 juin 1965, par le président de la Cour suprême de l’époque et par son procureur général respectivement Benbahmed et Maître Mostafaï El Hadi. Des sacs pleins de devises ont été également retrouvés à la Villa Jolie, car Monsieur Ben Bella puisait comme bon lui semblait dans le fonds de devises de la Banque centrale pour distribuer l’argent selon ses humeurs. La question reste posée : où est passé le reste de Soundouq ettadhamoun et qu’en a-t-il fait … »
Interrogations.
1° - Si les activités du responsable de l’OS du constantinois, de Mohamed Boudiaf, étaient bien meilleurs que celles du responsable de l’Oranie, de Ben Bella, pourquoi a-t-on confié la direction nationale de l’OS à Ben Bella et non pas à Boudiaf. Depuis ses origines, la révolution algérienne était-elle fondée sur le principe de la primauté de la médiocrité sur l’excellence ou sur des considérations régionalistes ?
2°-Lors de la guerre des sables (1963), les médias marocaines ont consacrés tous leurs moyens matériels et militaires, allant jusqu’à l’injure, contre :«El djoudan Ben Bella» (l’adjudant), si son père avait trahi : « Et son peuple, et sa patrie, et son roi, pourquoi les services et médias marocains n’ont-ils pas rappelé la haute trahison du père du premier Président algérien ?
3°-Ben Bella a occupé des fonctions, de souveraineté, voire même de «Pouvoir personnel », pendant 17 mois, de septembre 1963 jusqu’au 19 mars 1965, a-t-il cédé ou exprimé seulement une quelconque volonté de céder un seul pouce du territoire algérien au Maroc ou a-t-il négligé l’intérêt national au profit de celui de son pays d’origine ? Lesquels ?
4° Suite au coup d’Etat militaire de 1965, en tant que Président du «Conseil de la Révolution », le tyran Houari Boumediene avait solennellement promis aux algériens et au monde :
« Un livre blanc sur les méfaits de Ben Bella sera écrit et publier et le Président renversé jugé », avait-il martelé. Voulez-vous donner les références de ce livre ? Ben Bella a-t-il été jugé ?
5°- Ben Bella a été arrêté et séquestré pendant 14 ans dont une année sous terre, dans le noir complet, sans possibilité de se raser ou de changer ses vêtements. S’il y avait un atome de méfait à lui reprocher, le vol du sandoq attadhamoun (fond de solidarité), par exemple, le despotes Boumediene et sa cour de félons ne se seraient-ils pas précipité pour tenir leurs promesses, écrire le fameux livre blanc et juger et sévèrement condamner Ben Bella ?
6° Si en plus de la médiocrité et de la malhonnêteté évoquée, en sus Ben Bella était malhonnête et prodigue avec l’or et l’agent des algériens, pourquoi Me. Bentoumi a-t-il accepté le portefeuille de la justice, de travailler sous les ordres d’un « escroc » ???
7°- Le tribunal militaire qui avait jugé le colonel Mohamed Chaabani était présidé par le colonel Chadli Ben Djédid, par un authentique révolutionnaire, l’un des seul officier de l’ALN qui a tenu tête à Boumediene et à sa cohorte de ralliés de la 25ème heure. Chaabani a été : « Jugé » condamné à mort et exécuté par ses pairs alors que Ben Bella se trouvait en visite officielle en Egypte.
Récemment, accusant Ben Bella de la responsabilité de la mort de Chaabani, Chadli a précisé : « Boumediene m’a dit que Ben Bella exige que Chabani soit condamné à mort. Si tu ne me crois pas, demande à l’homme qui a dit à l’homme, qui a dit l’homme que Ben Bella dit que Chaabani doit être soit condamné mort», a-t-il insisté.
8°-Un tel homme était-il digne de présider un tribunal pour juger un illustre colonel de l’ANP, de le condamné à mort de l’exécuter ? Un homme qui se comporte de telle manière est-il digne de devenir le Magistrat suprême de l’Algérie pendant 13 ans ?
10°- N’est-ce pas que c’était Me Bentoumi qui a posé la pierre angulaire de la justice algérienne ? Cette justice n’est-elle pas l’une des plus honteuses du quart et du Tiers/Monde ?
11°- Le cas de justice colonial évoqué par Me Bentoutmi, qui a d’abord jugé et condamné la famille de Ben Bella avant de la rétablir en appel dans ses droits, n’est-il pas de nature à rendre les algériens nostalgique de la justice coloniale ?
12°- En 1990, dès son retour en Algérie, Ben Bella avait porté plainte afin d’enquêter sur le « Sandoq attadhamoun ». Celle-ci avait révélé que l’or et l’agent qui était placé dans les coffres-forts de la banque centrale d’Algérie avait été transféré, en 1986, de la banque centrale d’Algérie vers la caserne Ali el Khodja où il a disparu. Un juriste de la trempe de Me Bentoumi peut-il ignorer l’existence d’une telle enquête judiciaire et son résultat ?
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Ali Mansouri Il Ya 2 Heures 8 Minutes
Qui est ce Robert Merle qui encense un (Ben Bella) des plus grands traitres, falsificateurs et imposteurs de l'histoire révolutionnaire algérienne. L'auteur est né en Algérie, un article écrit par un ancien pied-noir de l'Algérie "française"
Robert Merle est un écrivain français, né à Tebessa (Algérie française) le 28 août 1908 et décédé en son domaine de La Malmaison à Grosrouvre, Yvelines, le 27 mars 2004. Il est le fils de Félix Merle, né en Algérie française, envoyé aux Dardanelles en 1915, puis rapatrié à Marseille en raison d'une fièvre typhoïde.
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Ali Mansouri Il Ya 2 Heures 14 Minutes
Les Français sont connus pour être des falsificateurs de l'histoire et des pro-Marocains convaincus. Quel crédit faut -il accorder à ce texte qui salit la mémoire des vrais révolutionnaires algériens, comme Abane Ramdane et d'autres ? Pour encenser un traitre marocain qui fut longtemps à son service, n'est-ce pas la France qui a propulsé cet imposteur de Ben Bella à la présidence de l'Algérie avant son départ pour parachever son oeuvre de destruction de ce pays ? Ben Bella n'est-il par responsable de débâcle algérienne en arabisant ce pays pour lui ôter son identité millénaire ? Une arabisation qui s'est faite avec des dizaines de milliers d'intégristes égyptiens, qui ont instauré en Algérie l'islamisme qui a conduit le pays vers la descente aux enfers. Ce Ben Bella a détruit l'Algérie, qu'il a maintenu dans le sous-développement chronique qui dure jusqu'à présent. Le journal Le Matin n'aurait jamais dû publier cet article qui vient au secours de Ben Bella, qui s'affiche comme tel avec une fierté démesurée, un falsificateur de l'histoire, un traitre de la révolution algérienne, un supplétif de la France coloniale. La destruction de l'Algérie, la dictature, l'arabisation anarchique, la haine des Kabyles et des Berbères en général ne sont-ils pas l'oeuvre de ce Ben Bella, un lâche de toujours qui continue d'insulter la mémoire de nos martyrs, qui voue ouvertement une haine sans bornes des Kabyles parce qu'ils sont ses objecteurs de conscience, lui le traitre, le vendu, quand on sait que c'est la Kabylie et les Aurès qui ont déclenché la révolution, ces deux régions ont payé le plus lourd tribut de la révolution algérienne, ce ne sont ni les Marocains du clan d'Oujda, ni Ben Bella qui ont fait la révolution. Non la révolution émane des vrais enfants d'Algérie, tout le peuple algérien et ses enfants martyrs, qui malheureusement ne peuvent plus se prononcer pour dénoncer l'infamie et la traitrise de Ben Bella un parasite au service de la France, n'était-il pas un tirailleur marocain de la France coloniale? Il est de notoriété publique que la version française du colonialisme est truffée de contre vérités, des actes barbares transformés en actes "civilisateurs" il ne faut pas tenir compte de la version historique française qui est un tissu de mensonges, une France qui refuse de faire son mea culpa pour ses crimes contre l'humanité envers le peuple algérien, parce qu'elle a peur de reconnaitre ses crime. Que penser de l'auteur de cet article qui est lui même Français, nous savons que le Maroc du moins sa haute sphère politique a trahi la révolution algérienne, et s'est toujours acoquinée avec la France. L'auteur de cet article ne peut être qu'un revanchard de l'indépendance de l'Algérie menée par les vrais enfants de l'Algérie et rien qu'eux que cela soit bien clair, il tente de redorer le blason de Ben Bella que seuls ceux qui l'ont cotoyé savent qui il est.
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Mos Osm Il Ya 3 Heures 34 Minutes
S’expliquer sur Ben Bella sans jamais avoir une pieuse pensée au colonel Chaabani, il y a vraiment de quoi avoir des frissons sur cet homme que je ne peux qualifier de traître puisqu’il est bien dans son rôle d’agent de la DST sorti droit du laboratoire du hammam de Oujda.

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