Le quotidien égyptien « El Chourouk » précise qu’en échange de ces excuses publiques et de la cession par Hosni Moubarak et son épouse de leurs avoirs et propriétés à l’Etat, les poursuites judicaires à leur encontre seraient abandonnées « suivant une formule juridique acceptable » à préciser. Une source militaire citée par le journal a admis que la perspective d’incarcération de l’ancien chef suprême de l’armée « provoque des remous » au sein de celle-ci.
Hosni Moubarak devrait bientôt présenter ses « excuses » au peuple égyptien dans un discours télévisé, annonce le journal cairote privé « Al Chourouk » citant des « sources égyptiennes et arabes » qui ont requis l’anonymat. Ce discours serait diffusé par des médias arabes et locaux. Il serait actuellement en phase d’élaboration par un conseiller médiatique « qui avait participé à la rédaction de l’allocution sentimentale prononcée par l’ex-chef de l’Etat le 1er février et qui avait suscité la sympathie populaire avec lui, avant que cette sympathie ne se transforme en colère suite à l’agression contre les manifestants, le lendemain, à la place Al Tahrir ».
Hosni Moubarak, ajoute « Al Chourouk », demanderait pardon aux Egyptiens « pour tout ce qu’ils ont pu ressentir comme offenses de sa part » et tout « comportement qui a pu découler d’informations erronées » qui lui ont été transmises par ses conseillers. Il rappellerait son passé de « soldat qui a défendu son pays et n’a jamais œuvré à devenir président ». Il annoncerait que lui et son épouse, Suzanne Thabet, cèderont l’ensemble de leurs avoirs et propriétés à l’Etat.
En échange de ces excuses publiques et de la cession par le président déchu et son épouse de leur fortune à l’Etat, les poursuites judiciaires lancées contre eux seraient abandonnées « selon une formule juridique acceptable » à déterminer. Toute décision à ce sujet, a déclaré au quotidien égyptien une source militaire, « prendra certainement en compte aussi bien l’avis de la rue égyptienne que l’intérêt de l’Egypte en cette période critique ».
Cette même source a admis que la perspective d’emprisonnement de Hosni Moubarak, ancien chef suprême des forces armées, « provoque des remous » au sein de celles-ci. Elle a également admis que « plusieurs parties, égyptiennes et arabes », plaidaient pour une amnistie en sa faveur et en la faveur de Suzanne Thabet. Cette animiste, qui serait motivée par leur âge avancé et leurs problèmes de santé, ne bénéficieraient pas, en revanche, à leurs deux fils. Alaa et Gamal Moubarak, actuellement en détention préventive à la prison de Tora (sud du Caire), devront prouver devant la justice leur innocence des accusations de corruption et de malversations qui pèsent sur eux. |
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