Sa lettre a-t-elle reçu un écho ? « Jusqu’à maintenant, il n’existe aucun indice sur une réponse au contenu de cette lettre. Et lorsqu’une réponse sera donnée, je m’engage à ce que l’information soit connue de tous. Des questions d’une telle importance pour l’ensemble de la population ne peuvent être traitées dans des cercles restreints », a-t-il souligné.
Abdelhamid Mehri a affirmé que son initiativeest personnelle. « La lettre a tenté de rassembler les idées proposées sur la scène nationale. Il n’y a eu aucune coordination avec d’autres parties. J’ai été fier de recevoir le soutien de Hocine Aït-Ahmed », a-t-il souligné. « Je veux t’assurer de l’importance et de l’intérêt que je porte à ta contribution. Elle représente, dans la crise actuelle, une initiative forte et pertinente », a écrit Hocine Ait Ahmed à Abdelhamid Mehri.
M. Mehri a précisé que ceux qui avaient évoqué l'existence d’une « alliance » entre lui, le président du FFS et Bouteflika visant à venir à la rescousse du chef de l’Etat s’étaient complètement trompés. « Certains ont dit qu’il y a une comédie. Cette analyse est fausse. Ni moi ni Aït- Ahmed n’avons le pouvoir de sauver le régime. Et si nous nous mettons du côté de ce régime, on va tous couler », a-t-il déclaré. Il a soutenu qu’il a toujours préféré que ses positions politiques soient publiques. « Dans les années difficiles de violence politique dans le pays, j’ai veillé à ce que les positions prises par le Bureau politique du FLN soient les mêmes exprimées devant les responsables de l’Etat. Dans les questions d’intérêt public, il n’y a pas de secret », a-t-il noté.
Abdelhamid Mehri a souhaité que les responsables prennent conscience de la nécessité de changer et de ne pas entraver cette action pacifique visant le changement du régime. « Pacifique ne veut pas dire qu’elle est superficielle, amoindrie ou complaisante avec une personne ou une institution », a-t-il relevé. Enfin, il a confié que la direction de Maison de la Presse Tahar Djaout à Alger lui a demandé une autorisation avant d’organiser sa rencontre avec les journalistes. « Jusque-là, j’ignorais que pour faire une conférence de presse, il faut aussi une autorisation ! C’est pourquoi, j’ai sollicité l’hospitalité du FFS », a-t-il dit.
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